Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 9, 14-15)

En ce temps-là,
les disciples de Jean le Baptiste s’approchèrent de Jésus en disant :
« Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons,
tes disciples ne jeûnent-ils pas ? »
Jésus leur répondit :
« Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil
pendant le temps où l’Époux est avec eux ?
Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Méditation

Aujourd’hui premier vendredi de Carême, ayant vécu le jeûne et l’abstinence du Mercredi des Cendres, où nous avons essayé d’offrir le jeûne et la prière pour la paix en Ukraine. Nous sommes disposés à avoir soin de cet exercice du Carême que l’Église, nous demande d’observer, ainsi qu’à nous souvenir que c’était le Seigneur qui avait dit : «Mais un temps viendra où l’Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront» (Mt 9,15). La présence de Jésus est vue, dans ce contexte, comme une noce, une fête, comme le temps de la joie. Les aveugles voient, les boiteux marchent, une année de bienfaits est accordée de la part du Seigneur. Maintenant, le temps historique de la présence de Jésus sur terre est passé. Oui, nous jeûnons car nous ne voyons pas Jésus de nos yeux de chair, et Dieu semble parfois bien absent de ce monde. Faire la volonté de Dieu, lire et méditer sa parole, recevoir l’Eucharistie sont  trois moyens de nous nourrir, au milieu du jeûne annoncé par Jésus. Nous avons le désir de vivre pas seulement en accomplissant un précepte auquel nous y sommes obligés mais surtout en essayant d’arriver à y trouver l’esprit qui nous fasse éprouver cette pratique du Carême qui va nous aider dans notre progrès spirituel.

     En cherchant ce sentiment profond, nous pouvons nous demander : quel est le véritable jeûne ? Dans la première lecture d’aujourd’hui, le prophète Isaïe, nous parle du jeûne qui plaît à Dieu : «N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, recueillir chez toi le malheureux sans abri, couvrir celui que tu verras sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable. Alors ta lumière jaillira comme l’aurore, et tes forces reviendront rapidement. Ta justice marchera devant toi, et la gloire du Seigneur t’accompagnera» (Is 58,7-8). Il plaît à Dieu qui attend de nous tout ce qui puisse nous mène à l’amour authentique de nos frères et sœurs.

     Jésus ne minimise pas le jeûne de nourriture ; lui-même a jeûné. Rappelons-nous les quarante jours qu’il passa dans le désert. Par son jeûne qu’il accompagnait d’une prière ardente, il se préparait à sa mission. Le jeûne peut être un signe de repentir, de désir de conversion comme on le voit dans le livre de Jonas. C’est une manière de faire participer tout notre corps à la prière et de montrer que Dieu est le plus important. Comme on le voit dans le livre des Actes des Apôtres « il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir » (Ac 20, 35), ses paroles nous aident à découvrir cette même dimension charitable du jeûne, laquelle, du plus profond de notre cœur, nous prépare pour la Pâque avec un effort à nous identifier, chaque fois de plus en plus, avec l’amour du Christ qui l’a mené jusqu’à donner sa vie sur la Croix.

Prière

Que ta bienveillance nous accompagne, Seigneur, durant ces jours de privation, pour que la discipline imposée à nos corps soit vraiment pratiquée avec amour. 

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