«La sentinelle du cœur», exhortation du père provincial, septembre 2022

En méditant l’évangile du 26 août sur la « parabole des 10 jeunes filles », et par la suite en portant le gilet rouge pour m’embarquer dans la pirogue qui me ramène au Cap Marignane, m’est venue à l’esprit la notion de la vigilance. Veillez ! Cette invitation de Jésus, les premiers chrétiens et certaines vocations comme les moines l’ont mise au centre de leur vie. Mais en réalité, c’est tout chrétien qui doit veiller sur sa vie et celle des autres, sans se laisser endormir par le rythme et les soucis de la vie.

Dans une autre page de l’évangile il est dit : « quand l’esprit impur est sorti de l’homme, il parcourt des lieux arides en cherchant où se reposer. Et il ne trouve pas. Alors il se dit : “Je vais retourner dans ma maison, d’où je suis sorti.” En arrivant, il la trouve balayée et bien rangée. Alors il s’en va, et il prend d’autres esprits encore plus mauvais que lui, au nombre de sept ; ils entrent et s’y installent. Ainsi, l’état de cet homme-là est pire à la fin qu’au début » (Lc 11, 24-26).

Le démon ne se décourage jamais, il prend patience et il revient, car il ne lâche jamais ce qu’il veut pour lui. Jésus aussi en a fait l’expérience au désert. Le démon revenait et revenait encore. Le cœur de chacun de nous est comme une maison ; alors, est-ce que je garde mon cœur ? Car il faut protéger ce trésor où habite le Saint Esprit, pour que d’autres esprits n’y entrent pas. Il faut le protéger comme on le fait pour une maison, à clé. Dans nos maisons, nous améliorons nos conditions de vie en renforçant les systèmes de sécurité pour nous protéger des voleurs. Faisons-nous la même chose avec notre cœur. Ou bien laissons-nous la porte ouverte ? Il faut toujours se demander : est-ce que je suis la sentinelle de mon cœur ? Comment je veille sur mon cœur ?

Si nous sommes chez nous, à la cuisine, dans notre bureau, n’importe où, et nous voyons entrer un inconnu, qui peut rester tranquille ? Personne ! Mais sans doute, nous allons lui demander : qui êtes-vous ? Qui vous a fait entrer ? Par où êtes-vous entré ? Il peut nous arriver la même chose : si souvent des mauvaises pensées, des mauvaises intentions, des jalousies, tant de choses entrent. Mais qui a ouvert la porte ? Par où sont-elles entrées ? Et si nous ne faisons pas attention à ce qui entre dans notre cœur, il pourrait devenir un carrefour où tout le monde va et vient, où manque l’intimité, et où le Seigneur ne peut ni parler ni être écouté. Et si nous ne sommes pas vigilants, bien que notre cœur soit vraiment le lieu pour recevoir le Saint-Esprit, celui-ci finirait dans un coin, comme enfermé dans une armoire, et il est triste.

La pratique, très ancienne mais bonne, de l’examen de conscience est à recommander : le soir, avant de finir la journée, restons seuls et dans le silence posons-nous la question : que s’est-il passé aujourd’hui dans mon cœur ? Je me suis senti triste, énervé ou joyeux. Oui nous devons oser questionner nos sentiments. Sentiment qui es-tu ? « Je m’appelle tristesse, énervement ou joie ». Le pas suivant c’est de chercher ce qui est à l’origine d’un tel sentiment pour rendre grâce à Dieu ou lui en demander pardon. C’est un exercice important, une véritable grâce qui peut nous aider à être de bons gardiens de notre cœur.

Que Dieu qui veut habiter les cœurs droits et sincères, nous donne de vivre selon sa grâce, alors il pourra venir en nous pour y faire sa demeure pour l’éternité !

P. Christian D. EHEMBA

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